mardi 13 septembre 2016

ISERE 5/5 : LE PONT DESSUS EAU

Et oui, c'est le dernier soir au gite de La Plume de l'Oiseau. Le lendemain il sera l'heure de prendre la voiture et de revenir en arrière au pays Auvergnat. L'Isère sera une expérience à renouveler. Pourquoi pas l'année prochaine. Mais avant le grand retour, une dernière petite marche s'impose, les passerelles himalayennes (au singulier pour moi, car je n'aurais le temps que d'en faire une seule).


Le titre de l'article vous paraît bizarre ? C'est normal, c'est que vous ne l'avez pas compris^^. Les affaires dans le coffre direction la passerelle du lac Monteynard-Avignonet.



Je gare la voiture sur un parking devant le pont de Brion. Mais ils en existent d'autres (parkings) plus adaptés pour faire le grand tour (cf lien ci-dessus). Et c'est en remontant la route que sur la
gauche se trouve un chemin qui traverse les bois jusqu'à la première passerelle.

Le paysage est splendide. L'eau du lac azurée me font penser au film La cité des enfants perdus lorsqu'un clone (joué par Dominique Pinon) raconte une histoire pour endormir Krank.

"La mer est bleue ciel et le ciel bleu mer du sud. Et je ne sais plus si je nage dans le ciel ou si je plane au fond de la mer."

Disons qu'il y a de ça et je regrette que la journée soit si courte. Arrivé au pont c'est l'euphorie, une fois dessus c'est la panique. Autant mon vertige s'est beaucoup amélioré avec l'âge me rendant parfois imprudent, qu'ici... Disons que la hauteur n'est pas la cause mais plutôt les vibrations du pont. Et du peu que vous soyez nombreux dessus, vous allez vous sentir balancer.


J'avance centimètre par centimètre peu rassuré. Le sens inverse sera beaucoup plus simple. C'est le temps de s'habituer aux mouvements du pont. A ce moment précis, la vue m'importe peu. La passerelle de l'Ebron c'est 180 mètres de long à traverser sur 45 à 85 mètres de haut selon les eaux. La structure achevée en août 2007 pèse 60 tonnes, autant dire que c'est un joli bébé. Moi qui voulais filmer la traversée... sera sera pour une prochaine fois. Les mains sont trop moites^^.


Après cette première frayeur il ne faudra pas tarder à rentrer. Mais je voulais absolument voir avant de revenir. Voilà juste quelques photos supplémentaires pour saliver un peu. J'espère que vous aurez l'occasion de goûter à ce repas.


Les plaisirs ont une fin. Et j'ai envie de terminer cet article par une musique de Magenta Skycode, un groupe Finlandais.

De nouvelles marches en perspectives avec toujours une certaine prudence par rapport aux genoux. Mais que dit cette vieille citation Italienne déjà ?

Chi va piano, va sano e va lontano : Qui va doucement, va sainement et va loin. 

A très bientôt mes fidèles^^.

vendredi 2 septembre 2016

ISÈRE 4/5 : LE GOUTAROUX

Debout marcheur, c'est parti pour le Goutaroux, et plus encore. Se sont environ onze kilomètres qui t'attendent aujourd'hui. Pas grand chose diront certains. Mais en tant que canard boiteux c'est pas mal.

"Ventre plein sonne bien, ventre creux sonne mieux."

Cette formule n'est pas pour moi. Disons que le matin, comme le midi et le soir... j'aime bien manger^^. Donc c'est avec un ventre chargé en tartines de confitures de toutes sortes que je prends le volant direction de Trézanne et sa chappelle atypique en toit de chaume, juste en face du 
Mont Aiguille, encore nommé mont inaccessible, dont le sommet atteint 2087 mètres. Est là l'aiguille creuse comme pourrait le sous-entendre Arsen Lupin avec son aiguille d'Etretat. Mystère... mais surtout chut.



Trézanne est un hameau à proximité de Chichilianne ( et non chinchilla) à trente-quarante minutes du gite de Tréminis. Par la même occasion je tombe à pique en prenant un homme dont la voiture vient de tomber en panne pour le déposer au village de Clelles (non loin de Mens, berceau de l'écologie). Si par le plus incroyable des hasards il tombe sur ce blog, il se reconnaîtra sûrement. 


Donc Trézanne disais-je...






Profitez-en pour rentrer dans l'église et faites sonner la cloche au passage^^. J'en profite pour signaler que vous pouvez acheter du fromage dans une des maisons voisines. Ouvrez les yeux c'est indiqué^^.








Alors franchement, des trois sorties précédentes je n'ai rien à dire, le parcours est super bien balisé. Idem pour l'ascension du Goutaroux. Il n'y a qu'à suivre les panneaux et les couleurs. J'ai envie de dire : impossible de se perdre, sauf avec de la volonté. Et rapidement on arrive au col de Papavet qui est un carrefour entre le Goutaroux et le col des Pellas (pour aller plus loin encore). 


Mauvaise observation de ma part, surtout beaucoup d'empressement, je n'attaque pas la montée du Goutaroux par le bon chemin. Il y a au niveau du panneau une pente assez raide, et juste à côté un sentier assez plat (qui est celui à prendre), et évidemment je file telle une flèche à grands coups de talons. Conscient que ce n'est sans doute pas le bon chemin, je repère finalement une balise et arrive à reprendre plus haut la route initiale.






Pour faire simple, si vous prenez la direction de la flèche rouge, vous grimpez jusqu'à atteindre un chemin perpendiculaire. Vous prenez à gauche et continuez de grimper. Vous allez finir sur du plat dans un bois.








Il y a un ou deux arbres avec des croix rouges. Vous suivez le chemin (cf photo) pour rejoindre celui de gauche qui arrive à votre niveau et repartir en sens inverse. Ainsi, vous retomberez sur celui que vous auriez dû prendre au col du Papavet.






J'hésite souvent à mettre cinq, dix, quinze photos... on a envie de tout montrer, tout partager. Les sensations ne peuvent se transmettre mais il faut savoir réserver des surprises. Je crois l'avoir déjà dis dans un article. Et bien sur le Goutaroux, je vais réduire les photos, ne pas mettre de vidéos. Juste mon impression : c'est incroyable. On a l'impression qu'en tendant le bras, on va toucher le Mont Aiguille et les montagnes voisines. La vue est magnifique, et comme sur chaque sommet (la récompense), on se sent grandi, au meilleur de sa forme.


Mais je n'en reste pas là et curieux de voir ce qu'il se trouve au col des Pellas, plus proche de l'Aiguille, je retourne sur mes pas. Finalement, il faudrait même prendre un bivouac et s'adonner à la nature un ou deux jours. Je passe devant la maison des Charbonniers qui, perdue au beau milieu des arbres, a une allure féerique. 


Puis, s'il y a un début il y a une fin. L'heure du retour n'est pas loin. Je garderai un bon souvenir de cet endroit jusqu'à une exploration plus complète. Encore merci Valérie Salé, propriétaire du gite La Plume de l'Oiseau pour avoir conseillé cette belle randonnée. Demain est le jour du départ mais un peu de marche... oui encore un peu ne pourra faire que du bien. D'autant plus que mes genoux ne sont pas vraiment douloureux. Donc à très très bientôt pour un ultime article sur l'Isère.

mardi 30 août 2016

ISERE 3/5 : LA SOURCE SANS LA SONDE

Petite allusion à une bande-dessinée de science fiction Le cycle de Cyann, tout particulièrement au tome 1 La Source et la Sonde que je lisais étant gamin. C'est pourquoi quand j'évoque le mot source, je repense souvent à cette période où je me plongeais dans ces dessins.


Cependant, la marche qui va suivre sera beaucoup moins extraordinaire que la trame de l'album. Se sera d'ailleurs la marche la plus simplette des vacances mais qui sera en complément de celle de Notre Dame de la Salette.

Il ne reste qu'une heure avant de retourne au gite, donc autant écouler les minutes correctement. Et comme les panneaux indiquent une source sulfureuse, évidement mon cerveau oblige mes jambes à en savoir plus.

Mais ne vous attendez pas à quelque chose de grandiose, à un puits d'eaux bouillonnantes au fin fond d'un bois, ni à un tas de roches énormes d'où jaillit une eau claire et pure. Pas du tout^^.

Pouvons-nous dire seulement qu'elle est réputée pour ses bienfaits sur la santé, précisément pour les problèmes de peau comme l’eczéma (dit-on).

J'ai débuté la marche en allant direction Le serre en sortant de Tréminis par le haut. Je me suis garé sur une sorte de parking sur le chemin de gauche, juste avant le pont de l'Ebron. Peu après un panneau annonce la source dans environ 40 minutes, mais disons que c'est certainement pour les personnes avançant très doucement^^.



Mais la randonnée peut aussi se commencer depuis le village de Tréminis en passant par le Pont de l'Ebron, Versannes et Chauvet. Il faut compter un peu plus de deux kilomètres pour s'y rendre avec un dénivelé de +160 mètres.


Après une grande ligne droite il faut tourner à gauche dans les bois à gauche. C'est une promenade sympa à faire comme ici, pour conclure une journée en profitant des éclairages du soir, sans aucune difficulté donc réalisable par tous. Un habitant du coin me dit que la proximité de la source se devine à l'odeur, chose que je vais comprendre bientôt.


Après une pente légère, la source se trouve sur la droite dans un lit de rivière desséchée. L'endroit n'est pas glamour au milieu de gros blocs de bétons.

L'odeur fait penser à des œufs oubliés au fond du frigo ce qui peut faire hésiter à en prendre une gorgée. Puis bon... je ne m'y suis pas rendu pour ne faire que la regarder.

Avec cette chaleur, le débit est réduit. Certains n'hésitent pas à en remplir des bouteilles.




Après m'être abreuvé de cette eau magique (sans avoir mal au ventre par la suite^^), je retourne tranquillement sur mes pas pour un repas colossal et un sommeil profond. Demain sera un jour chargé puisque je vais grimper sur un nouveau sommet. Les genoux me surprennent car les douleurs ne se manifestent presque plus.

Donc à très vite pour le nouvel article.


jeudi 25 août 2016

ISÈRE 2/5 : SANCTUAIRE DE N.D DE LA SALETTE

Rebonjour,

faisons place à un site exceptionnel: le Sanctuaire de Notre Dame de la Salette, perché à 1800 mètres d'altitude. Après Lourdes, il s'agit du second plus grand lieu de pèlerinage en France.


L'histoire raconte que le 19 septembre 1846, une dame est apparue à deux enfants originaires de Corps (commune situé à quelques kilomètres) gardant leurs troupeaux sur un alpage de la Salette. Cette dame assise larmoyante vint transmettre un message à Maximim Giraud et Mélanie Calvat avant de disparaître sur un raidillon. Cette apparition portait sur sa poitrine un Crucifix avec d'un côté un marteau, de l'autre des tenailles.


Le site se trouve à une heure de Tréminis et vous garez votre véhicule sur un parking gratuit à proximité du sanctuaire. Autant dire qu'il y a énormément à voir dans ce cadre qui inspire la sérénité. Autant pour les yeux que pour les guibolles puisque l'endroit donne le départ à quelques grandes (ou très grandes) randonnées. Pour cette première fois se sera le Gargas et ses 2207 mètres d'altitude et son dénivelé d'environ 450 mètres (il fait face à l'église).


 L'ascension est plutôt facile. Ne faites pas comme moi et n'oubliez pas la crème solaire si vous avez la tendance écrevisse car vous êtes rarement à l'ombre.

La seule difficulté : le vertige, mais seulement pour les âmes sensibles. La grotte de la Fétoure de l'article précédent est une marche plus impressionnante.

La montée du Gargas est une randonnée familiale. Faire toutefois attention avec la proximité du vide par endroits, nottamment au sommet.


Avant le départ de la marche, je me suis recouvert les jambes de la source dite miraculeuse (dont certains n'hésitent pas à remplir des bouteilles entières). Me croirez-vous ? Hasard ou miracle^^, je me suis surpris de ne quasiment ressentir aucune douleur durant toute la marche, contrairement au jour d'avant.   

Au sommet une table d'orientation permet de reconnaître et comparer les montagnes. Puis c'est surtout le moment de respirer profondément, de faire le vide et de contempler. 


Bien entendu, prendre le temps de visiter le sanctuaire, de lire les panneaux, de boire un coup etc. Une bonne journée est nécessaire pour une approche globale des lieux. Exploiter votre curiosité et allez farfouiller sur Internet à la recherche d'informations complémentaires.


Ma foi, que dire de plus à part que le site est majestueux. Il me faudra certainement y retourner pour me familiariser davantage au paysage. Question marche nordique c'est impeccable. Plus facile de pratiquer également que la grotte de la Fétoure. Donc armez-vous de vos bâtons et vous m'en direz des nouvelles. 

Sur quoi la journée n'est pas finie et avant de rejoindre le gite, je vais aller traîner les pieds en direction d'une source sulfureuse qui fera l'objet du troisième article sur l'Isère. A très bientôt alors.

mercredi 24 août 2016

ISÈRE 1/5 : LA GROTTE DE LA FETOURE

Bonjour tout le monde^^

Qu'une marche en juillet !!! Rien de plus !!! 

Effectivement, les genoux, et toujours les genoux (et non pas le poumon monsieur Argan). Ils ne laissent pas la place au slogan "à fond la forme" de Décathlon. Je vous passe les avis des médecins, kinés, du podologue etc. Ne souhaitant pas encore me lancer dans des explications sans avoir toutes les cartes en mains, j'écrirai ultérieurement un article sur ce problème persistant.

Bref, tournons-nous plutôt vers la gaieté. Août, c'est le mois des vacances. Et qui dit vacances dit évasions. Il est temps de mettre les voiles et d'aller faire fumer les bâtons.

 Je rappelle que sur ce blog sont visibles uniquement les randonnées effectuées en marche nordique.


Direction l'Isère, que je ne connais pas du tout. Selon mes habitudes je cherche un Accueil Paysan dans le coin. J'insiste particulièrement sur ce type d'hébergement, jamais déçu jusqu'à présent, avec de superbes rencontres, de vrais produits bios / locaux, une proximité avec la nature... bref, le rêve !!!  Bon à savoir, vous pouvez faire parti de l'association des amis d'accueil paysan. Vous pourrez soutenir et promouvoir "le tourisme solidaire".

http://www.accueil-paysan.com/fr/qui-sommes-nous/lassociation-des-amis-daccueil-paysan/

C'est à La plume de l'oiseau que je vais faire mon nid. Je ne vais pas écrire des paragraphes de compliments puisqu'un seul mot suffit : PARFAIT. Une maison à l'écart du hameau de Tréminis, avec derrière le massif du Dévoluy


Valises posées peu après midi, marche programmée directement sur les conseils de Valérie Salé, reine du royaume de La Plume. Voiture garée dans un hameau voisin dénommé Le Serre, je file direction la grotte de Fétoure située à 2000 mètres d'altitude au pied du Petit et Grand Ferrand. C'est un peu plus de cinq kilomètres pour s'y rendre avec un dénivelé de 1010 mètres. 


Le paysage est à couper le souffle ! Et c'est en boitant que j'avance tel un vieillard arthrosique de 80 ans en marche nordique. Mais un vieillard rapide ! Je fais de petits pas, limitant le mouvement des jambes en m'aidant des bâtons pour moins forcer dessus.

La brume se lève doucement et après quelques étirements au niveau de la rivière (sous le regard d'une sept pattes, un peu estropiée elle aussi) le sentier devient pentu.


La montée à la grotte de Fétoure est destinée à un public averti. D'une part certaines personnes pourraient avoir le vertige, d'autre part il faut avoir un peu d'agilité. A plusieurs endroits le chemin se rétrécit et mieux vaut ne pas glisser sous peine de faire une sacrée chute. Disons qu'après la rivière, c'est une série de virages jusqu'à la récompense finale.



Quelle récompense ! C'est l'ouverture sur une plaine verdoyante sur laquelle il est possible de voir des marmottes (pas pour moi). En échange des chamois broutent l'herbe tranquillement au loin (penser à se munir de jumelles). Alors plutôt que de tartiner de descriptions le paysage, voici une petite vidéo.

La brochure explique que la grotte servait de repaire pour les brigands qui descendaient piller les villages. En tout cas cette dernière est longue d'environ 200 mètres. Il faut une lampe torche puissante (pas une simple frontale) ainsi que de bonnes chaussures car l'intérieur est glissant. Depuis ce plateau, il est possible de s'aventurer à droite à gauche. Mais la journée se termine et cela donnera l'occasion de revenir explorer les environs. En tout cas cette première marche met en haleine pour la suite. 


La descente n'est pas mal non plus mais papi est résistant. L'utilisation des bâtons est très pratique car évite les dégringolade sur l'arrière train et maintient l'équilibre du randonneur. Retour au gite avec le soleil qui tombe derrière les montagnes (un régal) avant de soi-même se jeter dans le lit.





La grotte de la Fétoure largement faisable en une après-midi avec le temps de se poser dans l'herbe, de photographier etc. L'idéal est même de partir le matin pour tout découvrir.





C'est une bonne première pour un cadre qui sort totalement des volcans d'Auvergne. Demain, c'est un site exceptionnel que je vais visiter non sans me servir de mes fidèles compagnons. Le prochain article très bientôt pour en mettre plein les yeux. A très vite.

lundi 4 juillet 2016

JOURNEE DANS LES COMBRAILLES


Bonjour^^

Tel un office du tourisme, j'ouvre le dépliant des Combrailles. Tout débute au gour de Tazenat, un lac d'origine volcanique situé à côté de Charbonnières-les-Vieilles, à quinze minutes de Combronde. Au moins vingt ans que je n'y avais pas posé les guibolles. Gamin ce lac véhiculait de nombreuses légendes. Il se disait notamment que le commandant Cousteau  n'aurait jamais pu sonder le fond... Bref, laissons donc une part de rêve à tout ça et c'est sur le passé que le présent va revenir.



De ces deux parcours, impossible de savoir lequel j'ai pris. D'une part car le balisage semble se perdre au bout d'un certain temps. Deuxièmement je n'avais pas spécialement la tête à suivre une couleur. Donc j'ai tout simplement suivi le chemin. Tazenat est une propriété privée ouvert au public avec plusieurs plages pour se baigner et faire bronzette.

  
  
 Le tour du lac est aménagé bien qu'un peu aventureux pour les personnes âgées. L'endroit est sauvage, bien camouflé et calme. C'est une agréable re-découverte et les souvenirs sont restés quasi intacts.

Alors deux, trois, quatre kilomètres... je ne sais pas et peu importe. La partie rocheuse au trois quart est un point stratégique pour poser les serviettes. De là, on surplombe le lac et on a envie d'y rester des heures. Pour la marche nordique, certains chemins sont escarpés mais les habitués n'y verront qu'un plaisir supplémentaire.


Mais la journée n'est pas terminée, elle ne fait que commencer. Et puisque vous êtes dans le coin il y a des sites à visiter. A quelques minutes, à Charbonnières-les-Vieilles, visitez le château de Lord Davis. Faites un tour également au Moulin des Desniers, un superbe site. Et pour rester dans les Charbonnières, à Charbonnières-les-Varennes, renseignez vous un peu sur le manoir de Veygoux pour satisfaire la curiosité. Cela fait beaucoup de choses mais... je vais en rajouter une en photos (pas trop pour ne pas gâcher l'effet de surprise).

Entre Saint-Hilaire-la-Croix et Montcel, un artiste travaille avec la nature. Et comme l'écrivit Johann Valentin Andreae dans son merveilleux livre Les noces chymiques de Christian Rosenkreutz : l'art est la servante de la nature, la nature est fille du temps. Petit passage aux Rochers de Rufino. Un "parc" en cours d'aménagement mais visitable à travers lequel le sculpteur nous emmène au cœur de la Tolérance : thème du lieu.


Ci-dessus à droite : Hommage aux femmes atteintes d'un cancer du sein (à gauche)
 et au personne ayant un handicap physique (à droite). 
"Accepte-moi pour pour ce que je suis et pas pour ce que j'ai, je t'aime"'.
 
Ce lieu, je l'ai découvert durant la première édition du festival culturel des Combrailles Ernest Monpied. C'est d'ailleurs au milieu de ses sculptures que j'ai pu discuter avec Rufino Alvarez. Je n'ai pas exploré toute la forêt mais celui qui désir faire l'homme des bois trouvera son compte.

Mais la journée n'est pas terminée...


Je quitte les Combrailles pour retourner sur mon bon vieux plateau de Gergovie (article du 25 septembre 2015). Le soleil se couche et il fait plutôt bon. Au loin des parapentistes apprennent à manier leur voile. Et pour les presque deux heures qui viennent j'apprendrais la marche nordique à une jeune adepte qui progresse rapidement.


Dans son très beau livre, Comme le fleuve qui coule (mosaïque d'histoires), Paulo Coelho accorde quelques pages à la marche nordique au chapitre Des bâtons et des règles. "Ce fut une découverte fantastique" écrit-il en parlant de sa propre expérience... jusqu'à qu'il découvre les règles de ce sport. "Mes bâtons devaient être réglés plus haut, ils devaient obéir à un rythme déterminé, à un angle d'appui déterminé, le mouvement de l'épaule était compliqué, il existait une manière différente d'utiliser le coude, ce n'étaient que principes rigides, techniques, précis".

"C'était effrayant' dit-il. " La marche a commencé à perdre de son intérêt, je ne voyais plus les merveilles autour de moi, je parlais peu à ma femme, je ne parvenais à penser à rien d'autre qu'aux règles. Au bout d'une semaine je me suis posé une question : pourquoi est-ce que j'apprends tout cela ?"

Effectivement, la marche nordique répond à des règles spécifiques sinon elle ne serait pas. Il n'est pas évident de les acquérir mais une fois maîtrisées, c'est de l'automatisme et on profite au maximum des sensations, du corps, de l'esprit et de la nature. Appréciant énormément l'auteur, je marcherai bien quelques kilomètres avec lui.

J'aime la manière dont il termine sa page, en étant parfaitement d'accord avec lui sur sa dernière phrase. "J'ai décidé d'oublier tout ce que j'avais appris. A présent nous marchons avec nos deux bâtons, profitant du monde qui nous entoure, sentant la joie de voir notre corps sollicité, déplacé, équilibré... Pour le moment, je suis satisfait de ma marche nordique détendue, instinctive (sa manière à lui de la pratiquer), même si je ne perds peut-être pas 46% de calories en plus. Je ne sais pas pourquoi l'être humain a cette manie de mettre des règles partout."


Après cette parenthèse littéraire, l'avis d'un grand écrivain, j'en conclus que se fut une très belle journée, chargée comme je les aime, avec l'impression d'en avoir vécu deux dans une. La suite très bientôt, même si je dois faire attention à mes genoux. Normalement je serai en altitude, là où l'or ne fond jamais.


Amicalement...

jeudi 23 juin 2016

A LA POURSUITE DU DIAMANT... BLANC

Et non pas vert comme dans le film de Robert Zemeckis, sorti en 1984. C'est en naviguant sur le blog Andre63 que j'ai découvert le volcan du Tartaret à côté du Murol, sur lequel, autrefois, un immense diamant de l'artiste plasticienne Bulgare Maja Spasova, surplombait le Lac Chambon. Un joli morceau de 4 mètres de haut pour un diamètre de 6 mètres. Il fut installé en 2009, dans le cadre de Horizons : rencontres Art Nature

Donc avant de se lancer dans l'article : voici le lien du site Internet de cette artiste Maja Spasova ainsi que le site Horizons car j'avoue que l'idée est énorme. 


Direction Murol, parking de l'office du tourisme. Le début du chemin qui mène au sommet du Tartaret est un peu plus haut, au niveau d'une école. Très vite je me retrouve sur un parcours sportif de douze étapes, en super bon état bien que fait en 2012. Je me retrouve au sommet où jadis resplendissait le diamant dérobé. Aujourd'hui c'est une cabane en bois qui le remplace. La vue sur le Lac chambon et la Dent du Marais est parfaitement dégagée (article du  1 janvier 2016).

Le lac chambon vu depuis le Tartaret

Je file au cratère et entame le tour du Tartaret pour revenir au point initial, c'est à dire, au début du parcours de santé. Le Tartaret est plus petit que je le pensais, alors je décide de remonter au sommet en bifurquant à ma droite où un panneau indique : le cratère 1.5 kilomètres.


Puis, pour ne pas refaire le tour je coupe à gauche du cratère pour rejoindre une route beaucoup plus large qui m'indique soit la direction du Lac soit de retourner sur Murol (un peu plus d'un kilomètre). Connaissant très bien le lac et ses plages, cela n'a pas grand intérêt pour moi. Par contre pour celui qui découvre c'est à faire !!!




Je file à Murol en rattrapant plus bas la route (attention si vous avez des enfants car vous marchez vraiment au bord). Mais frustré de ne pas en avoir fait suffisamment (j'ai du temps devant moi), je me dis que faire un tour au château serait pas mal.





Je laisse le Tartaret et ses 870 mètres d'altitude pour arriver au niveau du parc municipal du Prélong. Cette promenade boisée s'est passée logiquement comme tracé en rouge sur la photo ci-dessous, en sachant que je n'ai pas toujours suivi le sentier officiel.


Au niveau du parc, prendre à gauche du musée des peintres et vous serez vite au château de Murol (0.7 kilomètres), embouts en caoutchouc oblige pour protéger la pointe des bâtons. Pour les gosses s'est très sympa, vous avez un petit parc animalier. Et en pas longtemps le champ de vision va s'élargir sur tout le village et à vous de voir si vous visitez le château.


Voilà, la journée se termine. Je remballe les affaires content d'avoir parcouru pour la premier fois ce petit volcan. Dans quelques jours c'est au tour d'un lac d'origine volcanique de venir agrandir le blog avec normalement une visite dans un lieu insolite. Et peut-être si en Egypte une autre pierre précieuse m'appelle je viendrai faire le second volet, le Diamant du Nil.