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vendredi 31 mars 2017

UN DEUXIÈME SANCTUAIRE


Direction VASSIVIERE

Mais pas le lac, le sanctuaire dans le Puy-de-Dôme^^



Quatre ans qu'existe ce blog !!! Avec des périodes de vie et de désert mais il continue toujours. En quatre ans des tonnes de choses se sont passées et on se rend compte toujours et encore que le temps passe trop vite et que nous sommes toujours ignorants malgré un apprentissage constant grâce à tout ce qui nous entoure. 

Changement de vie, de profession et j'envie encore de pousser plus loin mes projets.  La rééducation des jambes/genoux semble vraiment porter ses fruits. Je pense d'ici là pouvoir reprendre un rythme de marche régulier. Cela dit, cela ne m'empêche pas de m'entraîner chez moi^^. 

Souvenez-vous en août 2016, j'ai visite le sanctuaire de la Salette en Isère. Aujourd’hui se sera un tout petit non loin des pistes de ski, à côté de Super-Besse et du lac Pavin. Je ne connais pas les lieux et toute la marche sera guidée par l'improviste.


Le paysage est tout aussi sublime qu'apaisant. En ce mois de mars le sanctuaire est fermé. Je n'ai pas cherché à avoir d'informations concernant son ouverture. J'ai simplement erré dans les alentours avec modération pour mes petites gambettes. 

Grand tour sur le plateau où survivent quelques bandes de neige qui me rappellent un shooting qui remonte à plusieurs années dans le coin en hiver.


Je finis par rejoindre le chemin de croix jusqu'à arriver tout en bas. Chaque croix contient un message de la Bible tirée de l’évangile de Jean. Père, sauve-moi de cette heure! Glorifie ton nom ! Certain socle sur lequel repose les croix sont couverts de cailloux, à mon sens en signe de gratitude. Cela me fait aussitôt penser au film : La liste de Schindler, tombe sur laquelle les personnes viennent déposer des pierres en hommage. 



Les pieds dans l'eau je passe de l'autre côté de la rivière pour parcourir l'autre montagne/colline. Ces petites marches au quotidien vont permettre de préparer les plus grandes à venir. Soleil, espace, nature sont les éléments qu'il me faut pour être serein.



Après une grande visite de ce côté là, deuxième passage par la rivière avant de remonter tranquillement par le chemin de croix et de terminer la marche par des étirements. 

Et si vous êtes très fromages, je vous conseille de faire un arrêt sur la route à la Cave du terroir où, pour sûr, vous ne serez pas déçu. 

Et tant que vous êtes sur place à Saint-Nectaire, visitez l'église en haut du village, elle est splendide !


Voilà tout pour aujourd'hui, je pense faire une nouvelle randonnée dans très peu de temps. Donc à suivre dans les prochains jours sur le blog.

A très bientôt.


samedi 10 décembre 2016

LE CHEMIN DES CHEVRES GELEES

13 kilomètres à pieds... dans le froid dans le froid.

Rebonjour,

voici un nouvel article, pas si nouveau que ça puisque l'avant dernier reprend quasiment l'essentiel de la marche d'aujourd'hui. Mais c'est surtout pour ce paysage superbe que je le poste. Départ parking des dômes pour rejoindre le sommet via Le chemin des Chèvres, dans un froid nordique à trois.
Question paysage c'est superbe. On se croyait même ailleurs. Je vous laisse donc quelques clichés pour vous inciter à mettre le nez dehors lors de températures... glaciales^^


Mais le plus sympa est certainement cet escalier de bois qui ressemble d'avantage à un toboggan géant. Une vraie patinoire qu'il faudra braver. La marche réchauffe et très vite nous arrivons au sommet pour grignoter un coup.


N'espérez pas comme nous de pouvoir vous réchauffer dans la maisonnette (salle de pause géante présentée dans l'article sur le Chemin des Chèvres), elle est fermée pour l'hiver. Prenez plutôt un bol d'air gelé en serrant les dents et en ramassant vos doigts.

Avec un temps pareil, un bon photographe peut se régaler. Et nous en ferons de même en filant direction les grottes du Clerziou non loin du Pariou, voisin du Puy de Dôme. Il faut bien sûr repasser par les escaliers maudits et éviter de se chatouiller le coccyx sur les les marches. Les grottes, quelles grottes ? Mais si, je les ai présenté il y a moins d'un an.


Nous referons un tour dans les trois salles de la grotte la plus profonde, dans laquelle nous croisâmes
jadis quelque chose... de surprenant. 



  
 Et comme la dernière fois, attention à vos cheveux car des lots de 5 à 6 araignées n'attendant que de tisser leur toile dessus.




Puis le retour s'annonce. Nous rentrons en longeant le golf avant qu'une prochaine sortie s'organise. J'espère la prochaine fois vous conduire vers Châtel-Guyon, petit ville blottie dans les bras des montagnes. Bonne journée à vous toutes et à vous tous.

dimanche 27 novembre 2016

COURT MAIS AGREABLE

Bonjour,

voilà bien longtemps que je n'ai rien posté. Et pour cause, cet emploi du temps très chargé. Mais qui peut le plus peut toujours plus^^. Donc pour terminer cette journée du 27 novembre, petit tour vers Gergovie. Souvent lorsqu'on prononce Gergovie, on pense systématiquement au plateau... et pourtant... Il y a quelques jolies coins à explorer aux alentours comme c'est le cas vers Jussat, village situé au-dessus de Chanonat, en bas du plateau de Gergovie. C'est le Puy de Jussat. Un puy, effectivement.


Comptez une heure de marche environ en marchant de façon dynamique. Aujourd'hui le départ commence face au circuit Patrick Dépailler. Au bout de ce premier chemin, prenez à gauche et non à droite ou vous reviendrez sur la route. Vous longez donc la forêt qui se trouve à votre droite.


Les genoux vont mieux et sont en voie de guérison. Je pense à poser les pieds bien à plat en les déroulant depuis le talon. A cette heure-ci le paysage est superbe. Rien d’exceptionnel à la base, mais le jeu de lumière et le calme des lieux embellissent le tout. Seul avec le silence. Au loin on peut voir à gauche la Vierge de Monton (cf tout premier article du blog) et à droite les ruines du Crest, faisant face à jussat, La Roche Blanche, Gergovie...


Sept ans que je ne suis pas venu ici. C'est pas faute de tourner dans les environs. Je repense à tous les événements qui ont défilés depuis. Le Puy de Jussat est aussi intéressant pour ses petites grottes cachées, sauvages. Autrefois je suis passé par toutes les anfractuosités du Puy.  Par le chemin que l'on voit sur a photo ci-dessus, soit vous tournez à droite à la prochaine intersection (chemin qui descend) et vous rejoindrez Jussat et vous pourrez atteindre deux trois grottes en grimpant un peu. Autrement vous poursuivez ce chemin et fouillez un peu sur les quelques niveaux.



 Et voici un peu de musique
pour s'inspirer et donner envie de sortir car nous sommes trop souvent enfermés, au sens large du terme. 



Il est temps de rentrer doucement. Un bon préparatif pour la grande tournée de demain qui prendra place sur le blog. Se sera une revisite de lieux que je poste régulièrement. Sur le planning de la marche nordique, plusieurs nouveautés apparaîtront d'ici la fin de l'année. En attendant je vous dis à la prochaine. Merci à celles et à ceux qui suivent ce blog.

mardi 11 octobre 2016

SUIVONS LES CHEVRES


Encore le Puy de Dôme ??? 

Oui !!!!!! Mais cette fois changeons l'itinéraire et prenons le fameux chemin des chèvres. Alors sauf oubli de ma part je trouve le trajet très mal expliqué sur Internet. En même temps il ne faut pas s'appeler Einstein pour y arriver. Donc commençons par le commencement et ce commencement commence au magnifique parking (ironie) du superbe Panoramique des Dômes (ironie).


Je suis accompagné d'un ami sportif et c'est pour lui l'occasion de découvrir plus en profondeur la région quand ce n'est pas moi qui découvre la sienne (articles sur la Drôme). Donc ce n'est pas compliqué, vous faites comme si vous deviez vous rendre au Pariou. Traversez les rails, suivez le chemin et au premier croisement vous prenez à droite puis très vite à gauche sur un chemin qui monte légèrement dans les bois. Peu avant un panneau jaune indique : Grand site de France. Regardez les photos ci-dessous (du chemin qui monte), vous êtes obligés d'y passer.


Au niveau du rocher, au lieu d'aller tout droit et ressortir dans la plaine appelée La Bruyère des Moines, filez à gauche en suivant les barrières en bois. Vous ressortirez devant une maisonnette avec des ânes, chevaux etc. ainsi que non loin, une fontaine en pierre d'eau potable. Avec un temps grisâtre comme aujourd'hui, la lumière traversant le clair obscur, l'alternance de la chaleur et du vent glacial, l'atmosphère est tout simplement magique.


Un petit panneau vous indique : chemin des Chèvres. Vous y êtes. La marche débute véritablement ici. Et très vite, après un petit passage dans les bois. Le Puy de Dôme vous sourira. Chemin des Muletiers (cf articles sur le blog avril 2016 et octobre 2015) ou chemin des Chèvres... l'un comme l'autre possède leur charme.


Prenez vos appareils photos etc. car le paysage est superbe. Merci Auvergne de nous offrir une telle diversité naturelle. Alors je vous montre rapidement cela d'un coup de quadriptyque.  Ouvrez grand les yeux mais surtout rendez-vous sur place.


Vous montez inlassablement les escaliers en bois jusqu'à ressortir à côté des rails que vous longerez les derniers mètres avant de rejoindre le sommet. Nous appellerons cela avoir la tête dans les nuages. Brume, brume et rebrume. Quelques rafales et le bleu du ciel reprend ses droits. Je fais visiter à mon ami le sommet passant devant le Temple de Mercure, la statue du pilote Eugène Renaux dont vous lirez au pied la petite histoire. Nous passons par une maison de pause dans laquelle plusieurs citations me parlent comme celle de Louis Pasteur :


" Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène."

de Socrate :

" Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien."


ou encore de Blaise Pascal, figure de Clermont-Ferrand dont l'ancienne maison se situait à côté de la cathédrale Notre-Dame-de-L'assomption.


"C'est une sphère infinie dont le centre est partout, et la circonférence nulle part."




Bien sûr il est possible de faire la grande boucle. C'est à dire de descendre par le chemin des Muletiers et revenir au parking par la route. Disons qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps et que nos estomacs réclament un petit remplissage dans un restaurant pas bien loin, au menu, un méga hamburger bien gras !!!

J'envisage encore et encore de vous présenter des dizaines d'endroits, des plus connus aux plus insolites aux plus simples. A très bientôt mes loulous et loulettes.

dimanche 2 octobre 2016

LE NOMBRE SECRET

Bonjour,

me revoilà pour cette fameuse marche annoncée à la fin de l'article sur le Gour de Tazenat, journée dans les Combrailles, que j'ai finalement repoussé à ... aujourd'hui. Mon agenda est assez chargé en ce moment dont je n'ai guère eu le temps d'aller me pavaner plus que ça. Et se place en trente-neuvième position, l'ascension du Sancy. Un grand must de la région, quel sacrilège de ne pas lui avoir accordé un article plus tôt.

Les genoux sont plus ou moins douloureux. De nouveaux examens sont programmés et pour changer des chondroprotecteurs d'harpagophytum en gélules, je suis passé (assez septique) à la Gemmothérapie, soit disant géniale. Mais il n'y a qu'en essayant qu'on peut se forger une véritable opinion. Petite parenthèse sur ARTIGEM, mon flacon de 30 ml. Le but de ce blog est de partager des informations, pas uniquement sur la marche nordique. Feuilleton le livret.

Actions synergique de 4 extraits :

1 - Le bourgeon de Cassis. Stimule la production naturelle de cortisol ; il exerce un effet anti-inflammatoire durable.

2 - Le bourgeon de Pin. Agit efficacement comme reminéralisant, dans la régénération du cartilage, dont il combat l'usure. Il est actif dans de nombreux cas d'arthrose.

3 - Le bourgeon de vigne.  Stimule les cellules productrices de os et des cartilages.

4 - Le bouleau. Ses bourgeons remplis de sève activent l'élimination des déchets organiques (acide urique, cholestérol) et constituent un draineur général du foie et des voies urinaires, conditions indispensables pour obtenir un résultat durable sur l'arthrose.

Nous verrons bien dans quelques temps l'efficacité ou non de ce produit miracle.


Après ce passage de sorcier, retournons à nos moutons, filons au point culminant du Massif Central. Au pied du puy de Sancy deux eaux se confondent, la Dore (d'où le Mont-Dore) et la Dogne = la Dordogne. C'est tout simple et logique^^.


Alors... le Mont Dore... parlons un peu Histoire... certains pourraient y voir enterrer un trésor Templier. Pas LE trésor des Templiers évidement mais un dépôt monétaire sans doute amassé par des commanderies voisines.

Notons par phonétique (très employée par les écrivains, les peintres et autres personnalités de certains milieux plus ou moins fermés) le MONT DORE :
- Mont Doré : Le soleil qui par temps de neige transforme les sommets en or massif.
- Mont d'OR : jeu de mot intéressant dont la simplicité fait hausser les épaules et tourner le dos de ceux qui aiment se triturer le cerveau.

Bref... Si vous saviez...

Retournons à nos moutons pour la seconde fois !!!

La voiture est garée sur le parking devant le Sancy et je passe devant le monument commémoratif dont vous retrouverez la photo en cliquant sur le lien ci-dessus. Consultez aussi :
Lamontagne.

Plus joyeux, quelques mètres après, les marmottes font bronzettes sur les roches. Et c'est la première fois que je m'approche d'elles comme ça. Il faut que je vous montre !




Le paysage est splendide et j'espère que ceux qui ne connaissent pas y mettrons vite les pieds. Vous vous frayerez peut-être comme ce jour, un passage entre les vaches et leurs petits.
Une petite caresse ?


Donc environ 3.5 kilomètres depuis le parking pour aller au sommet du puy de Sancy. Très facile de se repérer, il n'y a qu'un seul chemin. La première étape se trouve au col de Courre. Là vous pouvez marquer une pause. J'ai une envie de parcourir les crêtes à l'opposé du Sancy mais cela sera pour une prochaine fois. Je vous illustre le tout par un triptyque qui vend du rêve.








Voilà, le sommet du Sancy n'est plus très loin. Certains auront quand même un peu le vertige, mais il faut arriver à aller au-delà de ses émotions.

Certaines parties me font songer au Bugarach, la montagne sacrée de l'Aude, que j'illustrerai dans mon blog une seconde fois l'année prochaine, avec je l'espère, un meilleur temps que cette année.

Donc grimpons, grimpons et grimpons encore. Poussons les jambes sur les escaliers qui mènent au sommet du Sancy. Imaginez la vue, venez même en profiter.




LE MYSTÈRE DU COCHON 

Et que vois-je juste avant d'arriver au sommet, depuis les dernières marches ??? Un cochon !!! Ou plutôt LE cochon !!! Un cochon peint semble t-il à la bombe. Un cochon qui m'est familier !!! 
Ce cochon déjà croisé dans les grottes du puy de Clerziou et dans les environs. Toujours le même cochon, peint en blanc, à l'identique. Une retrouvaille donc qui ne m'est pas inconnue et qui me suit au fur et à mesure de mon vagabondage nordique. Un cochon sans doute réalisé par un vadrouilleur qui connaît bien la région et laisse un signe de lui, défiant le temps, en anonyme, laissant toutes sortes de suppositions à ceux qui croisent ses œuvres.

Est-ce une allusion à la Saint-Cochon ou Saint-Boudin fêtée notamment à Besse-et-Saint-Anastaise, qui pourrait être un clin d’œil de l'auteur nous indiquant qu'il ou elle est de là-bas (à vingt-vingt cinq minutes du Mont-Dore) ? 





















Bref, revenons-en à nos moutons pour la troisième fois... C'est le sommet du Puy de Sancy qui va donner tout son sens à l'article. C'est peut-être aussi pourquoi vous le lirez avec plus d'attention^^. Quel est ce nombre magique ??? Une fois là-haut regardez sous vos pieds et... oh!!! L'altitude du Sancy est inscrite (presque plus lisible d'ailleurs), 1886 mètres. Mais qu'est-ce que 1886 ?

La date de création de Coca-Cola ? Certes, mais quoi d'autres ?

Pendu, trouvé, caché de si long siècle,
Sera pasteur demy Dieu honoré
Ainsi que la lune acheve son grand siecle,
Par autres vents sera déshonoré

I-25

Vous avez reconnu ? C'est de notre ami Nostradamus. Et dans ce quatrain, ce dernier nous fait un petit clin d’œil à la date 1886. Le règne de la lune durant 354 ans se serait terminé en 1886. Bien entendu, l'altitude du Sancy n'est qu'un hasard m'amenant à faire cette parenthèse donc pas la peine de chercher le lien entre les montagnes d'Auvergne et cette anecdote. 

A titre d'information complémentaire, le Sancy est aussi le nom du plus gros des diamants de Mazarin.  




Bref, revenons-en à nos moutons pour la quatrième fois. En totalité, entre sept et huit kilomètres de parcourus. Très content de cet après-midi dans le plus beau sommets des Monts Dore. Je descends maintenant par la piste très...rocailleuse pour rejoindre le parking. Je n'attends qu'une chose, de pouvoir parcourir les crêtes très prochainement. 

Sur cela je vous laisse en vous disant à très bientôt^^

lundi 4 juillet 2016

JOURNEE DANS LES COMBRAILLES


Bonjour^^

Tel un office du tourisme, j'ouvre le dépliant des Combrailles. Tout débute au gour de Tazenat, un lac d'origine volcanique situé à côté de Charbonnières-les-Vieilles, à quinze minutes de Combronde. Au moins vingt ans que je n'y avais pas posé les guibolles. Gamin ce lac véhiculait de nombreuses légendes. Il se disait notamment que le commandant Cousteau  n'aurait jamais pu sonder le fond... Bref, laissons donc une part de rêve à tout ça et c'est sur le passé que le présent va revenir.



De ces deux parcours, impossible de savoir lequel j'ai pris. D'une part car le balisage semble se perdre au bout d'un certain temps. Deuxièmement je n'avais pas spécialement la tête à suivre une couleur. Donc j'ai tout simplement suivi le chemin. Tazenat est une propriété privée ouvert au public avec plusieurs plages pour se baigner et faire bronzette.

  
  
 Le tour du lac est aménagé bien qu'un peu aventureux pour les personnes âgées. L'endroit est sauvage, bien camouflé et calme. C'est une agréable re-découverte et les souvenirs sont restés quasi intacts.

Alors deux, trois, quatre kilomètres... je ne sais pas et peu importe. La partie rocheuse au trois quart est un point stratégique pour poser les serviettes. De là, on surplombe le lac et on a envie d'y rester des heures. Pour la marche nordique, certains chemins sont escarpés mais les habitués n'y verront qu'un plaisir supplémentaire.


Mais la journée n'est pas terminée, elle ne fait que commencer. Et puisque vous êtes dans le coin il y a des sites à visiter. A quelques minutes, à Charbonnières-les-Vieilles, visitez le château de Lord Davis. Faites un tour également au Moulin des Desniers, un superbe site. Et pour rester dans les Charbonnières, à Charbonnières-les-Varennes, renseignez vous un peu sur le manoir de Veygoux pour satisfaire la curiosité. Cela fait beaucoup de choses mais... je vais en rajouter une en photos (pas trop pour ne pas gâcher l'effet de surprise).

Entre Saint-Hilaire-la-Croix et Montcel, un artiste travaille avec la nature. Et comme l'écrivit Johann Valentin Andreae dans son merveilleux livre Les noces chymiques de Christian Rosenkreutz : l'art est la servante de la nature, la nature est fille du temps. Petit passage aux Rochers de Rufino. Un "parc" en cours d'aménagement mais visitable à travers lequel le sculpteur nous emmène au cœur de la Tolérance : thème du lieu.


Ci-dessus à droite : Hommage aux femmes atteintes d'un cancer du sein (à gauche)
 et au personne ayant un handicap physique (à droite). 
"Accepte-moi pour pour ce que je suis et pas pour ce que j'ai, je t'aime"'.
 
Ce lieu, je l'ai découvert durant la première édition du festival culturel des Combrailles Ernest Monpied. C'est d'ailleurs au milieu de ses sculptures que j'ai pu discuter avec Rufino Alvarez. Je n'ai pas exploré toute la forêt mais celui qui désir faire l'homme des bois trouvera son compte.

Mais la journée n'est pas terminée...


Je quitte les Combrailles pour retourner sur mon bon vieux plateau de Gergovie (article du 25 septembre 2015). Le soleil se couche et il fait plutôt bon. Au loin des parapentistes apprennent à manier leur voile. Et pour les presque deux heures qui viennent j'apprendrais la marche nordique à une jeune adepte qui progresse rapidement.


Dans son très beau livre, Comme le fleuve qui coule (mosaïque d'histoires), Paulo Coelho accorde quelques pages à la marche nordique au chapitre Des bâtons et des règles. "Ce fut une découverte fantastique" écrit-il en parlant de sa propre expérience... jusqu'à qu'il découvre les règles de ce sport. "Mes bâtons devaient être réglés plus haut, ils devaient obéir à un rythme déterminé, à un angle d'appui déterminé, le mouvement de l'épaule était compliqué, il existait une manière différente d'utiliser le coude, ce n'étaient que principes rigides, techniques, précis".

"C'était effrayant' dit-il. " La marche a commencé à perdre de son intérêt, je ne voyais plus les merveilles autour de moi, je parlais peu à ma femme, je ne parvenais à penser à rien d'autre qu'aux règles. Au bout d'une semaine je me suis posé une question : pourquoi est-ce que j'apprends tout cela ?"

Effectivement, la marche nordique répond à des règles spécifiques sinon elle ne serait pas. Il n'est pas évident de les acquérir mais une fois maîtrisées, c'est de l'automatisme et on profite au maximum des sensations, du corps, de l'esprit et de la nature. Appréciant énormément l'auteur, je marcherai bien quelques kilomètres avec lui.

J'aime la manière dont il termine sa page, en étant parfaitement d'accord avec lui sur sa dernière phrase. "J'ai décidé d'oublier tout ce que j'avais appris. A présent nous marchons avec nos deux bâtons, profitant du monde qui nous entoure, sentant la joie de voir notre corps sollicité, déplacé, équilibré... Pour le moment, je suis satisfait de ma marche nordique détendue, instinctive (sa manière à lui de la pratiquer), même si je ne perds peut-être pas 46% de calories en plus. Je ne sais pas pourquoi l'être humain a cette manie de mettre des règles partout."


Après cette parenthèse littéraire, l'avis d'un grand écrivain, j'en conclus que se fut une très belle journée, chargée comme je les aime, avec l'impression d'en avoir vécu deux dans une. La suite très bientôt, même si je dois faire attention à mes genoux. Normalement je serai en altitude, là où l'or ne fond jamais.


Amicalement...