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vendredi 16 juin 2017

BUGARACH, LA REVANCHE !!!

Bonjour !!!

Souvenez-vous l'an passé, au mois de mai, ma cinquième ascension du Bugarach, la montage mondialement connue que je souhaitais monter pour la première fois en marche nordique. Un temps catastrophique ! Un vent à renverser par terre ! Une année après, je reviens sur mes pas pour planter mes bâtons au sommet ! Chose faite !


Pour cette nouvelle aventure, j'ai organisé un voyage à quatre sur trois jours pour faire découvrir cette région qui me tient à cœur. Comme toujours je loge au gîte de la Bastide à côté de Camp-sur-Agly : http://www.labastide.net/ adepte du système accueil paysan. Bien entendu, si Jules Verne nomme son capitaine Bugarach, n'est-ce pas une allusion très forte au hameau situé en bas de cette montagne Les Capitaines ?

Alors, sous un soleil de mi Juin avec 30° sur le crâne, nous sortons de la voiture garée sur le parking du village du Bugarach, non loin du lac. C'est ici que commence l'itinéraire de Karen.


L'ascension du sommet est la même que l'article de l'an passé. Il ne suit pas de A à Z le chemin officiel. Voici quelques explications plus complètes :
- Longer le lac et au croisement prendre le chemin équestre sur la gauche. Vous montez jusqu'à rejoindre la route.
- Partir à droite de la D45 et marcher une bonne dizaine de minutes.
- Dans un tournant, après avoir passé un pont, prendre un chemin à gauche de la route.



Vous montez légèrement et là il faut être très vigilent car le chemin finit par mener nul part. Il faut tourner sur un chemin à votre gauche juste avant de vous retrouver à ciel dégager, sans plus d'arbres autour de vous. Vous montez un peu et suivez un chemin à votre droite qui devient presque impraticable à cause de la végétation. On pense d'ailleurs faire fausse route. Engorgez-vous dans les feuilles et tout finit par se dégager. J'insiste sur le fait que ceci est ma propre destination avant d'arriver au panneau Voie Fenêtre accroché sur le rocher. C'était celui trouvé en 2007 en souhaitant monter le Bugarach sans carte. 


Vous finirez pas arriver au rocher avec le panneau vous indiquant la voie fenêtre. A partir de là, tout est simple, suivre la couleur Jaune. 


La voie fenêtre est l'accès le plus difficile pour rejoindre le sommet ; conseillé aux personnes expérimentées, avec une bonne tolérance du vertige, surtout pour redescendre par celui-ci.

Vous grimpez, grimpez et grimpez alternant : partie forêt - partie dégagée - seconde partie forêt - seconde partie dégagée très pentue avant de vous retrouver sur la rocaille du Bugarach.

C'est maintenant la joie de s'agripper contre la pierre, de ne pas regarder en bas pour les plus sensibles, de passer par la fenêtre etc.

Une fois sur le sommet, se fut notre moment repas. Et que faire ensuite ? Plutôt que de repasser par la fenêtre qui n'enchantez pas tout le monde, nous sommes revenus par le Col du Linas, balisage jaune, chemin plutôt doux malgré quelques passages qui demandent plus de souplesse dont les 3/4 se passent à travers les bois.

Petit détail qui peut avoir son importance quand vous arriverez à cette énorme pierre au milieu du chemin (en descendant le Col du Linas). Le chemin se divise en deux voies. Une à droite, une à gauche. Je pense que des blagueurs ont effacé une partie de la croix du chemin de droite laissant suppose qu'il s'agit de la bonne route. Ce même chemin comporte également un balisage orange et descend de manière plus importante. Bref, vous suivez continuellement la couleur jaune et prenez à gauche et non à droite. En montant le Col du Linas, si je me souviens bien, les panneaux indiquent 1H40 de marche.



Arrivés au parking, nous fîmes une petite pause avant de remonter jusqu'au village du Bugarach en coupant par les champs, sans oublier qu'une clôture qui s'ouvre est une clôture qui se referme. Si vous avez deux voitures et ne souhaitez pas remonter par la route, garez-en une au village l'autre au Col et vous vous épargnerez la marche goudronneuse sous plus de 30° comme ce jour-là. 

Pour finaliser cette marche fort bien dépaysante, un ensemble de minis vidéos, initialement prévues juste pour mes souvenir. Mais que dire de plus sur le Bugarach après cette sixième ascension ? Et bien toujours un plaisir de le grimper car une montagne qui ne ressemble à aucune autre sur laquelle nous dominons tout et nous nous sentons plus grand (intérieurement). J'espère pouvoir faire le Puy Mary en cette fin de mois. Vous le verrez très vite apparaître sur le blog. 


Je vous laisserai le plaisir de découvrir de nombreux ouvrages concernant l'Histoire du Bugarach, ses légendes, les ouï-dire, les aventures de Daniel Bettex, les expériences de Genny rivière dans son livre L'appel du Bugarach, la géométrie sacrée avec ces étranges alignements comme celui du château de Montségur et du Bugarach... Bref, un extraordinaire mélange de tout pour cette même recherche de vérité absolue. Bonne journée à toutes et à tous.

lundi 16 mai 2016

DU BUGARACH AU CARDOU

POURQUOI ???? Pourquoi à chaque fois que je projette de partir et de faire un article sur le blog, le temps est littéralement pourri ??? Sorte de malédiction qui m'oblige à poster des photos de ciels orageux, grisâtres... Mais le temps est-il vraiment un frein au plaisir ? Quand la motivation est là, non. Il contribue à ne peut-être pas profiter au mieux des événements mais il faut apprendre à surpasser cela et à se concentrer sur la marche, l'esprit, le corps et les choses qui nous entourent... faire abstraction des mauvaises conditions et avancer comme si de rien n'était.


ESCAPADE EN TERRE AUDOISE

Direction la région la plus venteuse de France. J'amène quelques proches faire visiter mon deuxième pays que j'explore depuis neuf ans. En bon office du tourisme je pensais pouvoir monter le Bugarach pour la cinquième fois (une première en marche nordique).


Météo France annonce soleil mais... la réalité est toute autre. En arrivant dans le village du Bugarach, voyant le pic nuageux, sentant le vent s'exciter ici bas... je n'y vois pas beau. Une partie du groupe préfère le monter par le col du Linas. Disons que c'est le chemin le plus soft pour aller au sommet ; un sentier qui zigzague à travers la forêt. Personnellement je choisis ma bonne et vieille voie fenêtre, dont seule une personne souhaite m'accompagner. C'est la route la plus vertigineuse mais surtout la plus belle.

Voie fenêtre ? C'est simple. Au parking suivre le lac sur la droite puis après l'avoir dépassé, prendre le chemin équestre qui monte sur la gauche. Vous pouvez au choix suivre celui de la cascade des Mathieux. Après quoi vous retombez sur la route et il faut poursuivre à droite un moment. Vous apercevrez une maison au loin et dans le virage qui descend, juste après un petit pont à la bordure blanche, le chemin reprend dans les bois.


Et là plus j'avance plus je me dis : ouuuuutch !!!! Dans le vent et maintenant... la pluie, je plante mes bâtons en priant pour que le ciel se dégage et que tout le monde puisse se retrouver là-haut. Le trajet est balisé par des bandes de couleur. Par contre, à un certain moment il est facile de se tromper. Le chemin bifurque sur la gauche (disons Route B), monte un peu, puis part sur la droite mais actuellement la nature a repris ses droits. En restant sur la route initiale, vous allez rentrer quelques secondes dans le bois. Aussitôt il faudra prendre à gauche en montant et récupérer route B. En dehors des couleurs, des tas de pierres vous indiquent le bon chemin.


Si tout s'est bien passé vous avez traversé un ruisseau asséché sous les bois constitué de grosses caillasses et vous remontez jusqu'à une clôture. Attention : Une clôture qui s'ouvre est une clôture qui se ferme ! Et c'est cinq minutes plus tard que le chemin de la cascade des Mathieux rejoint le nôtre, devant le panneau photographié ci-dessous. A partir d'ici, fini la rigolade, il faudra forcer sur ses gambettes !!!


J'ai déjà monté le Bugarach par un temps brumeux avec la chance de la voir se disperser par la suite. Mais aujourd'hui la météo continue de s'emballer. Les monts au loin sont invisibles, le vent redouble de puissance... c'est la cata. Puis une fois sur la partie rocheuse, il n'est plus question d'avancer. Des rafales à en faire perdre l'équilibre, un sol glissant, aucune visibilité ! Connaissant la bête, c'est surtout dangereux. A ma grande frustration, aujourd'hui je n'irai pas au sommet !!!


Le petit groupe se retrouve au bord de la route près du petit pont. Mais comment calmer le dégoût ? Je les dirige vers le Cardou, une montagne située en face de Serres qui à mon avis, étant d'une part plus petite (796 mètres) et d'autre part plus éloignée, ne sera pas autant touchée par ce formidable éventail météorologique. Bingo !



Passez par l'ancien pont romain et profitez-en pour jeter un œil sur la méridienne verte dont je m'abstiens de tous commentaires...


 
Un méridien est une ligne invisible qui relie les deux pôles terrestres. La terre est divisée en 24 méridiens équidistants. Le méridien de départ est celui de Greenwich (Angleterre), servant de référence depuis 1911. Avant quoi, et depuis le XVIIème, le méridien zéro passait par l'observatoire de Paris, coupant la France en son milieu. Pourquoi Méridienne Verte ? Reportez-vous à François Mitterand.


La montée du Cardou se veut très...  boisée. Disons que quasiment le seul instant où la tête sort des arbres est au sommet, autrement quoi la nature vous dévore. Deux chemins possibles en partant de Serres : l'accès direct c'est à dire vraiment face au village (c'est assez pentu), ou sur Montferrand qui est plus long et plus doux. Quoiqu'il en soit, les deux routes se retrouvent avant de rejoindre le Pech Cardou. C'est une chouette randonnée bien que cette longue traversée dans les bois puisse peut-être pour certains paraître oppressante ou monotone. 


Alors bon... si vous venez sur les lieux, vous découvrirez vous-même la vue parce qu'aujourd'hui... Cependant voici un petit aperçu d'en haut dans l'état actuel des choses. Quel est ce cercle ? Il fut à ma connaissance conçu il y a déjà pas mal d'années par un homme du coin qui ne prononce pas les N et les U considérant que se sont des lettres maudites. 

Le retour se fait en sens inverse avant de retrouver un petit réconfort au café culture génial La Claranda. 

http://www.laclaranda.eu/

En totalité le podomètre totalise une douzaine de kilomètres. Maintenant retour au gîte d'étape avant de filer le lendemain vers de nouveaux horizons.

Sommet du Cardou